Gestion de l’énergie électrique et appareils en bikepacking.

Et point GPS à velo…

J’en ai déjà pas mal parlé individuellement ou en réponse aux questions qui reviennent souvent et ça faisait un moment que je souhaitais mettre tout ça à plat. Je profite encore d’un voyage en train pour essayer de synthétiser mon expérience.

Une fois de plus c’est un retour d’expérience, le but n’est pas d’être exhaustif mais de présenter mon expérience après quelques années de pratique sur différentes configurations et différents types de terrain. Il n’y aura pas de chiffres et valeurs constructeurs mais surtout des données empiriques et des principes de base.

Comment gérer son énergie en voyage à vélo ?

Je vais surtout traiter des charges par dynamo que j’utilise, il existe d’autres solutions que la dynamo pour gérer l’énergie en trip ou en épreuve comme les batteries externes et les panneaux solaires. Les batteries externes ont l’avantage de faire des montages plus simples, de nécessiter moins d’investissements, pas de roue à faire monter, et de ne pas « freiner » la roue comme les moyeux dynamo. Elles sont donc moins sources de problème, leur problème c’est le poids et l’autonomie. Les batteries doivent être rechargées à un moment, donc être dépendant d’une source d’énergie. Bien sûr c’est gérable, pour ma part j’ai plus de tranquillité d’esprit à produire mon énergie. Pour les panneaux solaire, il y en a des bons comme les Goal Zero, mais j’ai franchement des doutes sur l’efficacité. J’en ai eu un sur mon premier trip, cela n’a jamais chargé, je l’ai ramené. Il ne faut pas oublier que la production d’énergie est plus efficace avec un apport continu et régulier et avec un panneau sur le vélo ou sur un sac, l’apport ne sera pas constant avec les changements de direction… Je ne pense pas que ce soit vraiment efficace pour mon utilisation. L’avantage des panneaux c’est que cela nourrit les page Facebook avec la fameuse batterie externe/panneau révolutionnaire qui revient régulièrement comme les mousses de pneus… Je présente mon expérience et de ma pratique avec des donnés empiriques, si vous souhaitez des chiffres allez voir les articles de Cycling About sur le sujet.

Quels sont les besoins ?

Globalement pour quel appareil à t-on besoin d’énergie électrique en trip ?

– Le GPS.

Déjà sur le fond, je défends toujours la carte papier qui à l’avantage d’avoir une autonomie illimitée (sauf sous la pluie) mais le GPS est devenu indispensable. Il est pratique par la quantité de cartes et parcours qu’il peut embarquer. Mais son problème, c’est l’autonomie, elle peut aller de quelques heures à quelques jours. Une des références en bikepacking en terme de fiabilité et d’autonomie sont les Etrex 20 et 30x non tactiles. Ils marchent à piles donc aussi à piles rechargeables. Avec un jeu de piles, un Etrex 20x tient 2,5 jours sur des journées de 18h de roulage sans vraiment gérer l’autonomie. Et ils ont l’avantage de marcher aussi sur batterie externe, même si cela marche plus ou moins bien selon les batteries, ça marche. Je suis passé sur ce GPS après un Etrex Touch qui consommait beaucoup trop et tenait moins de 8h.

– Le téléphone.

Généralement je fais une charge complète tous les jours. Ma règle pour les recharges, c’est que dès que l’appareil est déchargée à moitié, je vais recharger. Je fais pareil pour les lampes et l’eau, dès que je suis à la moitié de mes ressources, je cherche à refaire le plein, comme ça pas de mauvaise surprise. Donc mon iPhone a une batterie autour de 3000 mAh, la moitié d’une recharge c’est 1500 mAh. C’est ma consommation journalière. Comme ça j’ai une idée de l’autonomie de ma batterie. Car oui j’ai une batterie externe avec le moyeu dynamo, je l’expliquerai plus loin.

Autre point matériel du téléphone, il y a pas mal de supports différents. J’utilise le Lifeproof qui me donne entière satisfaction. Le téléphone se met, se verrouille et s’enlève d’une main. Le support vélo se met et s’enlève facilement sur le cintre ou la potence, il passe sur tous mes vélos. Et la partie téléphone est autocollante, elle se fixe sur n’importe quelle coque. On peut la coller directement sur le téléphone, mais j’évite, la coque amortit quand même les vibrations, et n’essayez pas sur un dos de téléphone en verre, vraiment… Sinon le support bien fixé ne se décolle pas même dans le très technique.

– Les lampes.

A moins d’avoir des lampes sur dynamo, les lampes du vélo ont aussi besoin d’être alimentées. J’ai la frontale que j’utilisais avant comme lampe principale et les lampes de vélo avant et arrière. Je les rechargeais toujours en utilisant la règle des 50% de charge. Avant je faisais tout à la frontale avec les lampes de vélo au mini, donc pas ou peu besoin de charge et pour la frontale (Stoots) je ne l’ai rechargé qu’une fois en 10 jours sur la French Divide. J’utilise maintenant des lampes de vélo sur dynamo et une frontale plus petite, elle me sert pour les parties techniques, voir sur le bord des chemins, au bivouac et plus généralement en dehors du vélo.

En lampe sur le vélo j’ai eu la IQ-X de Busch & Muller, une lampe très puissante et qualitative pour le prix. Quand on sait qu’ils font les lampes pour Son, on peut avoir confiance. Elle prend un peu l’eau dans les conditions extrêmes, mais elle marche toujours. Maintenant j’ai la Sinewave Beacon, la partie optique et éclairage est la même que la Supernova e3 Triple, une référence dans les courses d’endurance. Et en lampe arrière la Supernova marche très bien avec l’IQ-X, un peu moins avec la Sinewave qui ne gère pas le standlight de la lampe arrière. Je suis passé sur la B&M qui a son propre standlight.

Et pour les frontales, j’ai eu la Stoots Caldeira pendant un moment mais elle a des problèmes de décharge qui m’empêchent de l’utiliser maintenant et le SAV n’a rien pu faire. Depuis que j’ai les lampes sur dynamo, j’ai la Quechua Trek 900, elle fait 400 lumens en mode boost, elle a une grosse autonomie, se fixe facilement sur un casque et elle a aussi l’avantage d’être vendu avec un boitier pour piles. De

Les branchements

La photo ci-après illustre assez simplement mon branchement, même si c’est la Velogical qui est illustrée c’est exactement le même branchement avec un moyeu dynamo. Donc il y a deux réseaux, un redressé et un non, le courant qui sort de la dynamo est alternatif et les appareils ont besoin d’un courant redressé. La dynamo alimente un premier réseau « jour » qui passe par un convertisseur USB qui, comme son nom l’indique, doit convertir le courant pour qu’il soit directement utilisable par les appareils. Et un second réseau « nuit » qui alimente les lampes dynamo qui utilisent directement le courant alternatif de la dynamo. Pour les convertisseurs, j’utilisais un convertisseur Igaro D1 avec deux sorties USB, il est fiable et efficient. Il a une stability bank qui « lisse » le courant pour charger un téléphone directement. Certains modèles n’aiment pas les variations de tensions. J’utilise aussi depuis un an la Sinewave Beacon qui rassemble dans le même appareil la lampe et le convertisseur USB. Elle est aussi très efficiente et bien plus pratique en facilitant les branchements et la gestion du courant.

Pour les branchements, la dynamo alimente donc les deux réseaux, avant d’avoir la Sinewave, je basculais sur l’un ou l’autre soit avec un commutateur (photo suivante) soit en débranchant l’un pour brancher l’autre (photo d’après).

La dynamo en bas à gauche, le réseau nuit en haut à gauche et le réseau jour en haut à droite.

Le réseau « jour » n’alimente pas les appareils en direct, je passe par une batterie externe, les appareils préfèrent avoir une tension lissée et continue. De la même manière le courant produit en trop est stocké, il servira plus tard ! En utilisation le GPS est branché en continu et les autres appareils au besoin. Je fais bien attention à prendre une batterie pass-through pour quelle puisse charger en même temps quelle recharge. J’utilise une Goal Zero Venture 30 depuis 4 ans, c’est la meilleure que j’ai eu, tant quelle fonctionne bien je la garde. Quand la batterie externe est pleine soit je la débranche, soit je charge mes autres appareils même si ce n’est pas indispensable.

Le réseau « nuit » alimente les lampes, le reste marche sur la batterie que je rechargerais durant la journée. Vous pouvez utiliser les deux (lampes et USB) en même temps mais on va pas se leurrer, cela marche mal, d’où les deux réseaux.

Aujourd’hui avec la Sinewave, les branchements ont un peu changé. Le groupe lampe/convertisseur est branché à la dynamo. Le convertisseur alimente la batterie qui stocke l’énergie qui me sert pour le GPS et le téléphone. Mais la batterie peut aussi alimenter la lampe. Donc la lampe peut marcher sur batterie lors des poussages par exemple ou même être utilisé sans dynamo. Avec ma Venture 30 j’ai entre 6 et 30h d’autonomie selon le mode d’éclairage. Le commutateur de la lampe à trois positions, qui correspondent une au milieu, en charge seule, une en haut (ou bas) priorité à la charge et une en bas (ou haut) priorité à la lampe. Il faut un petit temps pour bien tout maîtriser mais une fois que c’est fait, son utilisation est simple et efficace.

Les types de dynamo

J’ai eu les trois principales dynamos du marché, il n’y a que la Shimano que je n’ai pas testé. Pour le Son et le Shutter Precision, le système est le même, ce sont des dynamos dans le moyeu avant, que ce soit en résistance ou en production d’énergie, vous trouverez les chiffres sur Cycling About, mais en utilisation, la différence n’est pas flagrante et les deux se valent. Il apparaîtrait que certains SP sont moins fiables, le mien tient le coup après près de 20 000 km.

La Velogical est un autre type de dynamo, celle-ci fonctionne comme les anciennes dynamos bouteilles mais elles « frottent » sur la jante et non sur le pneu. Étant donné la taille de la dynamo, elles sont très efficaces, plus que le moyeu dynamo, il y a même une lampe de surtension dans les branchements pour ne pas griller les lampes dans les descentes. Sur ma randonneuse elle s’allume dès 20 km/h et dans les descente de col en Italie j’avais l’impression d’avoir une seconde lampe sur le côté. Il y a trois modèles, j’ai l’intermédiaire, la trekking grise. J’entends souvent parler du bruit de la Velogical… long débat. En fait à l’utilisation il est vrai qu’elle émet un léger sifflement, mais vraiment léger, il s’entend sur route avec des pneus lisses, sur chemins il ne s’entend plus et encore moins avec des pneus à crampons. Elle fait du bruit surtout quand elle est mal réglée, si elle est parfaitement réglée en position (perpendiculaire au rayon de la roue) et en tension du ressort qui la maintien, il n’y aura pas de soucis. J’ai fait 3000 km d’affilée sur la French Divide et sur la remontée vers le Nord et je n’ai pas été plus marqué que ça, pourtant je ne supporte pas les roues libres trop bruyantes et surtout, surtout, les GPS bipent tout le temps !

Au départ, propre et neuf !

Le gros avantage de la Velogical est que vous ne devez pas faire rayonner une nouvelle roue, la dynamo se monte et se démonte sur n’importe quelle roue, avant ou arrière, il y a tous les types d’adaptateurs. Même sans bande de freinage, la dynamo marche très bien sur une roue à disque, il suffit d’avoir un « plat » de 1 cm au moins. Par contre elle va être sensible au voile et aux pocs. La dynamo marque un peu la jante mais c’est surtout esthétique, pour ceux qui s’inquiètent, regardez une jante à patins… Ensuite elle marche très bien en tout terrain, il y a juste dans la boue où cela peut poser problème, mais elle est débrayable, autre gros avantage, surtout lors des longues montées, elles se débraye en roulant.

3000 km plus loin, l’anneau en caoutchouc a été changé, j’ai perdu celui d’origine et celui de rechange, j’ai roulé 1500 km avec un anneau pour tenir les sangles. On voit le marquage sur la jante.

Il existe aussi une autre version de la Velogical qui marche avec le convertisseur Forumslader avec 3 phases au lieu de deux, l’ensemble est très bien fait et apparemment encore plus efficace.

Efficacité en général

Sans rentrer dans les détails des chiffres que vous retrouverez sur Cycling About, de manière empirique, la dynamo m’a toujours permis d’être autonome, sur la route et les chemins, en plaine et en montagne. Il n’y a que lorsque les petites montées s’enchaînent sur les chemins accidentés que le ratio charge/décharge est négatif. Cela ne m’est arrivé qu’une fois sur la French Divide lors de la traversée sur Morvan, j’ai juste passé le GPS sur pile et je gardais la batterie pour le téléphone. Mais même sur la GTMC j’étais toujours chargé. De ce que j’ai pu remarqué c’est surtout la régularité qui prime, la charge est bien plus efficace sur un roulage régulier et continu que sur une grosse descente qui au final reste ponctuelle sur un ride complet.

Le soin du montage

Un montage fiable et efficace c’est un montage bien fait. Je passe toujours du temps à bien faire mes branchements, raccourcir, isoler, tester, refaire et changer au besoin. Et un montage propre est plus simple à gérer en cas de problème et plus beau aussi. J’ai trop souvent vu des montages à l’arrache la veille d’une épreuve dans l’herbe avant le briefing ou autre situation avec quelques temps plus tard des systèmes qui lâchent et plus de possibilités de charger. De la même manière les convertisseurs USB n’ont pas tous la même qualité, il y a des modèles habitués au SAV, et donc à éviter, je pense surtout au Busch & Muller qui est facile à trouver et facile à renvoyer aussi apparemment.

Et les batteries alors ?

Ensuite concernant ceux qui roulent uniquement sur batteries externes, ce qui m’arrive aussi. Il n’est pas difficile de calculer vos besoins, en faisant des charges test du téléphone, du GPS… vous pourrez calculer facilement vos besoins en fonction du nombre de jours sans branchements possibles. Pour ma consommation, sans dynamo, j’ai besoin de 10 000 mAh pour 3 jours pour le GPS et le téléphone qui est en mode avion la journée et utilisé au besoin. Après c’est facile de tester et de calculer et de gérer. Mais partir avec des lots de batteries à 20 000 mah qui pèsent 500 gr chacune c’est comme partir avec 4 litres d’eau « au cas ou » alors que vous pouvez trouver facilement de quoi recharger (resto, camping, hotel, bar…). Mais on dit qu’on emballe souvent nos craintes dans les sacoches, c’est l’exemple type. Une fois de plus la gestion de l’énergie repose sur l’expérience, c’est en pratiquant que vous arriverez à savoir ce dont vous avez besoin et comment le gérer au mieux. Enfin la gestion sera bien différente si vous êtes en épreuve ou en trip. En trip, donc voyage bikepacking sans objectif, on peut se permettre de prendre un peu plus de poids et aussi de passer plus de temps dans un bar ou au resto pour charger alors qu’en épreuve c’est plus du flux tendu. C’est à chacun de gérer en fonction de ses objectifs et de sa manière d’appréhender ses voyages à vélo, encore une fois il n’y a pas de règle universelle, mes retours ne sont qu’une image d’une pratique d’une personne, chacun à la sienne et se sont toutes les bonnes si elles vous conviennent.

Point test GPS

Le GPS à vélo, c’est tout une histoire aussi. Avant la French Divide, j’utilisais les cartes papier en trip et le téléphone mais sans grande conviction. J’ai investi pour la FD avec d’abord un Garmin Touch 35 que j’ai remplacer rapidement du fait de son autonomie par un Etrex 20x. Je complétais le GPS par l’appli Iphigenie pour pouvoir naviguer sur la carte et anticiper les ravitos et les bivouacs. Elle a l’avantage d’utiliser les excellents fonds de cartes topographiques de l’IGN. Ensuite j’ai pas mal utilisé komoot. L’appli me servait d’abord à créer des itinéraires, l’outil est fiable et bien fait quand on sait s’en servir, comme tous les outils en fait, si vous utilisez un marteau en le prenant par le fer c’est pas terrible, là c’est pareil. Ensuite j’ai utilisé l’appli komoot au quotidien pour naviguer et comme GPS de secours si l’Etrex venait à lâcher ce qui est théoriquement impossible, sauf attaque nucléaire mais là c’est un autre problème. Le mode hors connexion de komoot permet d’économiser la batterie et on peut facilement charger des parcours les modifier les utiliser et les enregistrer, là où l’Etrex est plus limité.

Une vingtaine de cartes A4 pour un trip en Ardèche

La non-connectivité de l’Etrex m’a donc poussé à chercher d’autres solutions. Je voulais pouvoir charger facilement un parcours depuis komoot ou importer dans komoot pour l’envoyer au GPS et exporter mes enregistrements pour les partager. En me renseignants un peu, le Wahoo a d’excellents retour et en même temps je souhaitais changer de montre connectée, et je suis passé sur la Fenix 6 pro solar. Donc me voilà parti en mode comparatif sur la Cordillère des Flandres avec trois GPS, l’Etrex que j’avais déjà, le Wahoo Roam et la montre Fenix 6. Cette dernière dispose d’une cartographie et komoot en appli installée. Le Wahoo est aussi synchronisé avec komoot, c’est simple et rapide pour charger et enregistrer les parcours.

Les trois GPS se distinguent par leur autonomie, sur la demi-journée d’enregistrement, ils sont seulement perdus 25% max, avec un avantage pour la montre. Il faudrait les tester chacun individuellement pour bien connaître leur autonomie en différentes situations mais là on sait qu’on peut tenir plus d’une longue journée de vélo. Au pire, on change les piles de l’Etrex et on passe la montre et le Roam sur batterie externe.

Au niveau du guidage, les deux Garmin sont uniquement en affichage de la trace à suivre et le Wahoo est en guidage, c’est la seule option. Je n’utilise pas le guidage quand j’ai le choix, avec l’expérience d’orientation et de cartographie, j’ai toujours un oeil sur la carte et au moins une intersection d’avance. Les cartes des Garmin peuvent être changées et là je testais la Frikart qui est vraiment pas mal, je la recommande. Ensuite au niveau affichage, la carte du Wahoo est une OSM simplifiée, c’est le gros points noirs, pas de possibilité d’avoir un peu plus de détails, juste du vert pour les forêts et des courbes de niveau ce serait pas grand chose mais un grand plus à l’utilisation. Au moins l’affichage est clair. Pour les Garmin, l’ecran de l’etrex est moins lisible que les autres et la résolution de la montre est stupéfiante.

A l’utilisation le Wahoo est simple, l’itinéraire est récupéré via le téléphone, le guidage est pas mal malgré le fond de carte, des chevrons noir nous indiquent l’itinéraire à suivre, les chevrons bleus si on s’écarte de l’itinéraire pour y retourner rapidement. Une fois terminé, on enregistre on synchronise, c’est envoyé.

La montre possède son appli (ou widget) komoot qui permet de récupérer l’itinéraire et de l’utiliser. Le guidage se fait avec juste un affichage de l’itinéraire. L’affichage est vraiment clair même en plein soleil par rapport à l’Etrex. Par contre pour naviguer sur la carte il faut maîtriser les boutons et pas s’emmêler, ce n’est pas intuitif, cela demande un peu de prise en main mais ce n’est pas impossible. Une fois fini, on stoppe, enregistre et partage avec une synchronisation sur le téléphone.

Au final par rapport à l’Etrex, les deux remplissent les fonctions que je cherchais. Après même si toutes cette technologie est belle, moi qui aime les cartes, je reste frustré, aucun appareil ne me permet de naviguer facilement sur un fond de carte fiable. Il ne faut pas se leurrer, j’ai testé pas mal de fonds de cartes et c’est toujours la même base (OSM) avec des couleurs et des symboles qui changent. Mais cela n’est pas au niveau qu’une bonne carte topographique. Les normes d’affichage et les infos sont limitées et très impersonnelles, il n’y a pas de points d’intérêt (zone de pique-nique, source, points d’eau, zone de bivouac, refuges, camping….) affiché clairement. Le numérique ne remplace pas encore de mon point de vue les données papier. C’est pour ça qu’Iphigenie est une bonne alternative, on peut afficher sont itinéraire et consulter tout ce qu’on va rencontrer et ce qu’il y a à proximité sur un support numérique avec un mode hors connexion bien fait. Les dalles chargées lors du visionnage de la trace sont enregistrées un mois, il suffit de le faire quand on a du réseau et c’est parfait. Après ce n’est pas un bon outil de navigation, il complète très bien un Gps externe. Il n’y a encore rien de parfait en cartographie numérique pour le moment, on espère voir un outil qui réunirai tous les avantages. Si vous avez les moyens, j’ai les idées 😉

Retour de test

Si vous êtes fâchés avec la technologie et que vous cherchez simple et efficace l’Etrex est nickel, on met la trace en USB, on la roule, on la récupère en USB et l’enregistrement est automatique. Si vous voulez simple avec des données sportives qui peuvent être plus poussées (capteurs toussa toussa) le Roam sera parfait. Si vous cherchez du pluridisciplinaire, qui marche bien avec un excellent affichage mais une ergonomie pas toujours idéale, la montre est excellente.

Il n’y a pas encore de solution ultime, chacun trouvera son bonheur en fonction de son utilisation. Suite à ce test, je pense que l’Etrex va rester à la maison pour les prochains trips, j’aurais le Roam sur le vélo, la montre au poignée qui peut servir de GPS de secours et les appli (komoot et Iphigénie) sur le téléphone pour naviguer manuellement et consulter une cartographie plus élaborée.

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